Marche méditative au phare de la Caravelle (Trinité-Martinique)le Samedi 26 Juillet 2014

phare-caravelle-01-28022011_mRendez vous à 18h à l’entrée du chemin conduisant au phare (devant la barrière)
30 minutes de marche silencieuse jusqu’au phare puis zazen de 40 minutes suivi d’un thé/collation.
Munissez vous de chaussures de marche, d’un zafu et zabuton(si vous n’en n’avez pas demandez au responsable de votre association)

Matinée zazen du Samedi 23 Aout 2014

Accueil à partir de 6h30
premier zazen/45 à 7h30 précises + récitation du sutra du coeur
petit déjeuner traditionnel monastique zen
travaux d’entretien du temple (intérieur/extérieur)
9h45 – zazen/110
préparation du repas et espace d’échanges et de lecture d’ouvrages
12h repas
13h fin de la matinée

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en option:
Pour ceux qui le souhaitent, il est possible de séjourner sur place le reste de la journée, des livres seront mis à votre disposition, des projections de films à finalité pédagogique sur le bouddhisme ou le zen seront projetés. une séance de zazen pour clôturer la journée est programmée à 17h30.

Sutra du Kesa – Pierre Châtel 2014

kesaya

kesaya

 

Tous nos tissus, physiques et psychiques, sans début ni fin,

Qui traversent des myriades d’états depuis des temps sans commencement,

Mais parfois rejetés, piétinés, blessés, déchirés.

Loques ruminées par les bœufs – obsessions,

Loques rongées par les rats – rancunes,

Loques calcinées par nos passions – brûlures,

Loques souillées par le sang des naissances et des morts.

***

Mais, dans la pratique profonde, accueillie sans commentaire ni jugement,

Indifférente à ses propres tourments, mais sensible aux tourments d’autrui,

S’opère le détachement des incrustations,

La teinture, imprégnation d’harmonie entre tous les êtres,

Et dans la pratique d’attention profonde à chaque instant, la couture des divisions séparées.

***

Surgit ainsi le Kesa aux mérites infinis, vêtement de libération,

Que nous portons au plus haut de notre être,

Et avec lui, l’enseignement de l’ouverture des yeux et du cœur sur la réalité,

Pour sauver tous les êtres.

 

Jean-Marc Bazy à Pierre Châtel, juin 2014

 

Vous êtes déjà ce que vous cherchez….Vous êtes déjà ce que vous voulez devenir…

 IMG_3873Quand vous regardez la surface de l’océan, vous pouvez voir les vagues qui s’élèvent et s’abaissent. Vous pouvez décrire ces vagues en disant qu’elles sont grosses ou petites, plus ou moins fortes, plus ou moins belles. Vous pouvez décrire une vague en terme de début et de fin, de naissance et de mort. C’est la dimension historique. Dans la dimension historique, nous sommes préoccupés par la naissance et la mort, ce qui est plus ou moins fort, plus ou moins beau, le début et la fin, etc…
Avec le regard profond, nous pouvons voir que les vagues sont en même temps l’eau. Il se peut que la vague ait envie de découvrir sa véritable nature. La vague souffre peut-être de la peur et des complexes. Une vague dira : « Je ne suis pas aussi grosse que les autres vagues », « Je suis opprimée », « Je ne suis pas aussi belles que les autres vagues », « Je suis née et je vais mourir ». La vague souffre peut-être de ces idées. Mais si elle se penche pour toucher sa véritable nature, elle comprendra qu’elle est l’eau et sa peur et ses complexes auront alors disparu.

L’eau est libre de la naissance et de la mort d’une vague. L’eau est libre des notions de grande ou petite ou de plus ou moins belle. Seules les vagues peuvent être qualifiées de plus ou moins belles ou de plus ou moins grandes. Aucun de ces concepts n’est applicable à l’eau.

Notre vraie nature est la nature de la non-naissance et de la non-mort. Nous n’avons nulle part où aller pour toucher notre véritable nature. La vague n’a pas besoin de chercher l’eau, parce qu’elle est l’eau. Nous n’avons pas besoin de chercher Dieu, de chercher notre dimension ultime ou le nirvana, parce que nous sommes le nirvana, nous sommes Dieu.

Vous êtes ce que vous cherchez. Vous êtes déjà ce que vous voulez devenir. Vous pouvez dire à la vague : « Ma chère vague, tu es l’eau. Tu n’as pas besoin de chercher l’eau. Ta nature est la nature de la non-discrimination, de la non-naissance et de la non-mort, du non-être et du non-non-être. »

Thich Nhat Hanh
(extrait de « Il n’y a ni mort ni peur »  )

 

 

La mort dans le bouddhisme selon Maitre Nishijima

 

«Parfois, la mousse apparaît sur la surface de la rivière et dans les flux pendant un certain temps … et dans une telle situation, la mousse revient toujours à l’eau de la rivière. Ainsi, l’eau existe, mais la mousse a disparu. C’est la vie humaine je pense. Ainsi, l’eau existe toujours, mais la mousse a disparu et ne réapparait pas.

L’éveil par le corps et l’esprit

Dogen0Un soir, au cours d’un teisho (enseignement), Dogen dit:

« Obtient-t-on l’éveil par l’esprit, l’obtient-t-on par le corps?

Le bouddhisme est enseigné par les livres qui  disent que le corps et l’esprit ne font qu’un et alors ils déclarent que c’est par le corps qu’on obtient l’éveil, mais comme ils s’appuient sur le principe d’identité du corps et de l’esprit, il n’est pas vraiment certain que ce soit par le corps qu’on obtient l’éveil.

Actuellement dans notre école, on obtient tout ensemble par le corps et par l’esprit.Mais du corps et de l’esprit, c’est l’esprit qui nous fait réfléchir au bouddhisme et c’est à cause de lui si, même au cours de mille vies pendant tout un kalpa (un cycle d’éternité) nous n’obtenons pas l’éveil. On obtient l’éveil quand on fait abstraction de son esprit et qu’on a renoncé à comprendre. `C’est par le corps qu’un homme a été illuminé en voyant des formes, un autre en écoutant des sons.

Si nous rejetons entièrement les raisonnements, le savoir, si nous méditons ardemment en position assise, la voie de l’éveil s’ouvre doucement à nous. elle sera ouverte véritablement par le corps. C’est pourquoi je vous exhorte à prendre l’habitude de pratiquer exclusivement zazen. »

extrait du shobogenzo Zuimonki traduit par la nonne S. Myoshitsu. P.G