Category Archives: Sutra et Kusen

Cérémonie du Kito: Amour et compassion dans le bouddhisme zen sôtô

La maladie, la vieillesse et la mort  sont des expressions de la souffrance qui ont interpellé le Bouddha. Par la pratique de la méditation il a réalisé la vacuité comme expression de l’interdépendance et d’impermanence de tout ce qui existe.Par la pratique de zazen on peut se relier à la sagesse et par la cérémonie de Kito on transmet  et dédie les mérites de cette sagesse et de la pratique à tous les êtres. La cérémonie de Kito est  l’expression de la foi profonde du pratiquant bouddhiste zen dans l’existence d’un remède radical à la cause de toutes les souffrances qui est l’éveil à la réalité ultime.Pour les êtres atteints d’une maladie grave,il est d’usage que dans le bouddhisme zen,  on dédie un kito pour qu’ils retrouvent la santé et la paix de l’esprit, car il y a au fond de chacun d’entre nous un potentiel d ‘éveil et de libération, de contact avec la réalité ultime qui nous habite aux tréfonds de nous même. On souhaite à la ou aux personnes malades que même au milieu des souffrances et de la maladie, un éveil spirituel soit possible et qu’une vue beaucoup plus saine, en harmonie avec la réalité ultime puisse être expérimentée et qu’elle(s) puisse(nt) être guérie(s) de l’illusion quelle que soit l’issue de la maladie. ( tiré du livre des sutras zen, commentés et chanté de Roland Yuno RECH)

 » que les mérites du chant de ces six cents livres aux lettres d’or du Dai hannya haramita kyo et celui du soutra de la grande sagesse aillent à « nom de la personne ou des personnes à qui le kito est dédié »

 

 

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réception de préceptes à Pierre Chatel

réception de préceptes à Pierre Chatel

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JU UNDO SHIKI de Maitre Dogen, Règles pour accéder à la salle de méditation des moines – rédigé le 25e jour du 4eme mois de 1239

zendo de Godai ji

zendo de Godai ji

 

 

Établi par le fondateur du Kannon dori kosho horion ji le moine dogen.

 

Ju undo ou la salle du nuage lourd était le nom du zendo au temple Kannon. Shiki qui signifie les règles

Règles de la salle du nuage lourd- Règles du carré des moines

Les quêteurs de sens et tous ceux qui ne sont plus concernés par gloire et argent sont les bienvenus.
Toutefois la porte est fermée à tous ceux qui ne sont pas sincères.
Si malgré tout quelqu’un est admis par erreur, il doit après examen être éconduit.
Souvenez-vous, lorsque la quête de sens surgit dans le secret de son cœur, immédiatement on reste indifférent aux feux de la rampe et aux appétits de lucre.
D’une façon générale, dans tous ces milliers de mondes il n’y a que très peu d’exemples d’une vraie transmission.
Sous nos latitudes, considérons toujours la source originelle.
Ouvrant nos cœurs pour les générations à venir, prenons conscience de nos responsabilités ici et maintenant.
Tous les pratiquants doivent s’harmoniser comme le lait se mélange à l’eau.
Chacun de tout son cœur doit promouvoir la pratique de tous.
À présent, nous sommes des hôtes et des invités mutuels, mais demain nous serons à jamais dans la lignée des bouddhas et des patriarches.
Aussi, maintenant que chacun a appréhendé ce qui est difficile à appréhender et pratique ce qui est difficile à pratiquer, surtout ne perdons pas notre sincérité.
Cette sincérité est appelée le corps et l’esprit des bouddhas et des patriarches.
Et ceci maintenant fait de nous inévitablement un bouddha, et a vocation à faire de nous un patriarche.
Nous avons déjà quitté nos vies de famille et quitté nos foyers, le seul point d’appui sur l’eau et les nuages.
Les membres bienveillants de la Sangha se soucient inlassablement du bien-être et de la santé de chacun, mettent en valeur la pratique de tous, et cette bienveillance surpasse jusqu’à l’amour d’un père ou d’une mère.
Un père ou une mère sont seulement des parents pour le bref laps de temps entre la vie et la mort, mais les membres de la Sangha sont des amis de biens, dans la vérité du bouddha, à jamais.
Nous ne devrions pas être attirés par les sorties à l’extérieur du temple.
Si cela est absolument nécessaire, cela est possible et envisageable une fois par mois.
Les pratiquants d’autrefois vivaient loin de tout dans les montagnes, ou pratiquaient dans les forêts coupées du monde.
Non seulement ils ne s’impliquaient que peu dans le va-et-vient des gens, mais encore ils étaient totalement détachés des multiples attachements du monde.
Nous devrions nous inspirer de leur état d’esprit en nous laissant guider par leur clairvoyance et mettre nos pas dans les leurs.
À présent, le temps est venu de pratiquer comme si nous avions du feu sur la tête.
Comment pourrions-nous ne pas regretter de nous perdre en vain dans les attachements du monde ?
Comment vraiment ne pas le regretter ?
Il est très difficile de s’appuyer sur ce qui n’a aucune constance et nous ne pourrons jamais savoir sur quel brin d’herbe notre vie goutte d’eau, tombera.
Perdre ainsi son temps serait vraiment pitoyable.
Lorsque nous sommes dans le Zendo abstenons-nous de toute lecture même de texte du zen.
Dans le Zendo, nous devons mettre en pratique les principes et les connecter avec la réalité.
Lorsque nous sommes dans une pièce très éclairée, nous pouvons illuminer notre esprit avec les enseignements des anciens, ne gaspillons pas un seul moment de notre temps.
Appliquons-nous à la pratique de tout cœur.
Nous devrions faire une règle générale d’informer le responsable du Zendo, pour qu’il sache où nous allons, qu’il s’agisse du jour ou de la nuit.
Nous ne devrions pas aller à droite ou à gauche, selon notre bon plaisir, nous devons respecter la discipline de la sangha.
Nous ne savons jamais lorsque notre vie finira.
Si notre vie vient à s’achever dans un tel va et vient inutile, cela sans aucun doute sera une source de regrets futurs.
Nous ne devrions pas réprimander les autres pour leurs erreurs.
Nous ne devrions pas considérer les erreurs avec détestation.
Selon les mots d’un ancien :
Lorsque nous ne prêtons pas attention aux erreurs des autres, ou à nos propres bonnes actions, nous sommes naturellement respectés des anciens et admirés des plus jeunes.
En même temps, évidemment, nous ne devrions pas répéter les erreurs des autres.
Nous devons pratiquer selon notre propre conscience.
Bouddha a mis en garde contre les mauvaises actions, mais pas avec la méthode de la détestation.
Pour quelques tâches que ce soit, petites ou grandes, nous ne devrions jamais agir sans avoir au préalable informer le responsable du zendo.
Les gens qui font à leur guise, sans informer le responsable, doivent être éconduits du temple.
Que le respect ne règne pas entre les membres et les responsables, il est difficile de distinguer le bien du mal.
A l’intérieur ou à l’extérieur du zendo, nous ne devrions pas élever la voix ou nous perdre en vains bavardages.
Le responsable du zendo doit mettre fin à cela.
Dans le zendo, nous ne devons pas pratiquer quelque marche cérémonieuse que ce soit.
Dans le zendo, nous ne devons pas nous servir de chapelets, nous ne devrions pas aller et venir les bras ballants.
Dans le zendo, nous ne devrions ni chanter, ni lire des soutras.
Toutefois, si un donateur demande qu’il soit lu des soutras ou la communauté entière, cela peut être envisagé.
Dans le zendo, nous ne devrions pas nous moucher bruyamment, tousser ou renifler.
Nous devrions regretter le fait que notre conduite soit aussi imparfaite.
Nous ne devrions pas gémir sur le fait que le temps s’échappe, nous vole les vies avec lesquels nous pratiquons le réel.
Nous devrions naturellement être comme un poisson dans l’eau.
Les pratiquants du zendo ou les membres de la sangha ne devraient, jamais porter des habits de grand prix, nous devrions nous revêtir d’habits de coton. Depuis les temps anciens, tous ceux qui clarifient leur esprit ont fait cela.
Ne venez pas dans le Zendo ivre ou drogué.
Si quelqu’un par mégarde est accepté dans cet état, il doit oublier son ego en se prosternant, et confesser son inconduite.
Ainsi l’alcool ou les drogues ne devraient jamais être introduits dans le temple.
L’entrée jamais dans le temple si vous êtes dans un état quelconque d’intoxication, de drogue, ou d’ébriété.
Si deux personnes se querellent, elles doivent être renvoyées dans leur quartier, car non seulement elles sont un obstacle à leur propre pratique de la réalité, et aussi, sont un obstacle à la pratique des autres.
Également, ceux qui constatent ce début de querelle et qu’ils ne la préviennent pas sont également en faute.
Quiconque ne respecte pas les instructions du zendo, doit être éconduit avec le consentement des membres.
Quiconque est solidaire avec celui qui a commis la transgression, connaît lui aussi une faute.
Ne perturbez par la pratique des autres en invitant des profanes que ce soient d’ailleurs des moines des laïcs, en les introduisant dans le temple.
Lorsque vous discutez avec de tels invités dans le voisinage, n’élevez pas la voix.
Ne vous targuez pas de votre propre pratique, ne soyez pas dans l’espoir avide d’obtenir des dons ou des offrandes.
Un profane qui a exprimé pendant un long moment son souhait de participer à la pratique et qui est déterminé à être introduit dans le zendo, et qui abandonne son ego, peut entrer.
Dans ce cas aussi évidemment le responsable du zendo doit être informé.
zazen devrait être pratiqué à la façon des moines de la Chine ancienne qui vivaient au monastère.
Ne pratiquez pas l’indolence et la paresse dans la participation aux pratiques, aux enseignements tant formels qu’inormels, et ce à tout instant matin et soir.
À l’occasion du repas de midi de la soupe de riz du matin, quiconque ferait tomber une cuillère par terre devrait être privé de nourriture selon les règles traditionnelles du monastère.
D’une façon générale, nous devrions résolument observer cette interdiction de ces règles telles qu’elles viennent des patriarches bouddhistes.
Ces critères immaculés des monastères, devraient être gravés dans nos os et gravés dans nos esprits.
Nous devrions souhaiter que notre vie entière soit paisible, que notre recherche de la vérité réside dans cet état qui est sans intention.
Les quelques règles simples, sur le corps et l’esprit des bouddhas éternels, nous devrions les révérer et les suivre.

 

 

Ces règles datent du XIII ème siècle. Aujourd’hui l’étiquette qui est observée dans les dojos zen est plus dans l’esprit que dans la lettre de ces règles anciennes.

Faites un pas de plus….

Maitre Dôgen donna cet enseignement:

 

Un ancien a dit » une fois arrivé au sommet d’un mât de cent pieds, avancez encore d’un pas »

Ceci veut dire que nous devriDSC00742ons avoir l’attitude de celui ou celle qui, après avoir atteint le sommet de mât de cent pieds, lâche en même temps les pieds et les mains. En d’autres termes, nous devrions abandonner le corps et l’esprit. C’est cet abandon total de soi et de ses certitudes qui est attendu du pratiquant qui chemine et le rôle du maître ici est  de le guider dans l’apprentissage de cette attitude, jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il n’y a rien au delà d’un mât de 100 pieds pas plus qu’il n’y ait jamais eu de mat. C’est le sens des voeux de boddhisatava, car il n’y a personne à sauver, et c’est aussi le sens de l’ordination, car ultimement les choses et les êtres ne sont pas séparés…Mais la route est longue..

 

Sutra du Kesa – Pierre Châtel 2014

kesaya

kesaya

 

Tous nos tissus, physiques et psychiques, sans début ni fin,

Qui traversent des myriades d’états depuis des temps sans commencement,

Mais parfois rejetés, piétinés, blessés, déchirés.

Loques ruminées par les bœufs – obsessions,

Loques rongées par les rats – rancunes,

Loques calcinées par nos passions – brûlures,

Loques souillées par le sang des naissances et des morts.

***

Mais, dans la pratique profonde, accueillie sans commentaire ni jugement,

Indifférente à ses propres tourments, mais sensible aux tourments d’autrui,

S’opère le détachement des incrustations,

La teinture, imprégnation d’harmonie entre tous les êtres,

Et dans la pratique d’attention profonde à chaque instant, la couture des divisions séparées.

***

Surgit ainsi le Kesa aux mérites infinis, vêtement de libération,

Que nous portons au plus haut de notre être,

Et avec lui, l’enseignement de l’ouverture des yeux et du cœur sur la réalité,

Pour sauver tous les êtres.

 

Jean-Marc Bazy à Pierre Châtel, juin 2014

 

Vous êtes déjà ce que vous cherchez….Vous êtes déjà ce que vous voulez devenir…

 IMG_3873Quand vous regardez la surface de l’océan, vous pouvez voir les vagues qui s’élèvent et s’abaissent. Vous pouvez décrire ces vagues en disant qu’elles sont grosses ou petites, plus ou moins fortes, plus ou moins belles. Vous pouvez décrire une vague en terme de début et de fin, de naissance et de mort. C’est la dimension historique. Dans la dimension historique, nous sommes préoccupés par la naissance et la mort, ce qui est plus ou moins fort, plus ou moins beau, le début et la fin, etc…
Avec le regard profond, nous pouvons voir que les vagues sont en même temps l’eau. Il se peut que la vague ait envie de découvrir sa véritable nature. La vague souffre peut-être de la peur et des complexes. Une vague dira : « Je ne suis pas aussi grosse que les autres vagues », « Je suis opprimée », « Je ne suis pas aussi belles que les autres vagues », « Je suis née et je vais mourir ». La vague souffre peut-être de ces idées. Mais si elle se penche pour toucher sa véritable nature, elle comprendra qu’elle est l’eau et sa peur et ses complexes auront alors disparu.

L’eau est libre de la naissance et de la mort d’une vague. L’eau est libre des notions de grande ou petite ou de plus ou moins belle. Seules les vagues peuvent être qualifiées de plus ou moins belles ou de plus ou moins grandes. Aucun de ces concepts n’est applicable à l’eau.

Notre vraie nature est la nature de la non-naissance et de la non-mort. Nous n’avons nulle part où aller pour toucher notre véritable nature. La vague n’a pas besoin de chercher l’eau, parce qu’elle est l’eau. Nous n’avons pas besoin de chercher Dieu, de chercher notre dimension ultime ou le nirvana, parce que nous sommes le nirvana, nous sommes Dieu.

Vous êtes ce que vous cherchez. Vous êtes déjà ce que vous voulez devenir. Vous pouvez dire à la vague : « Ma chère vague, tu es l’eau. Tu n’as pas besoin de chercher l’eau. Ta nature est la nature de la non-discrimination, de la non-naissance et de la non-mort, du non-être et du non-non-être. »

Thich Nhat Hanh
(extrait de « Il n’y a ni mort ni peur »  )

 

 

L’éveil par le corps et l’esprit

Dogen0Un soir, au cours d’un teisho (enseignement), Dogen dit:

« Obtient-t-on l’éveil par l’esprit, l’obtient-t-on par le corps?

Le bouddhisme est enseigné par les livres qui  disent que le corps et l’esprit ne font qu’un et alors ils déclarent que c’est par le corps qu’on obtient l’éveil, mais comme ils s’appuient sur le principe d’identité du corps et de l’esprit, il n’est pas vraiment certain que ce soit par le corps qu’on obtient l’éveil.

Actuellement dans notre école, on obtient tout ensemble par le corps et par l’esprit.Mais du corps et de l’esprit, c’est l’esprit qui nous fait réfléchir au bouddhisme et c’est à cause de lui si, même au cours de mille vies pendant tout un kalpa (un cycle d’éternité) nous n’obtenons pas l’éveil. On obtient l’éveil quand on fait abstraction de son esprit et qu’on a renoncé à comprendre. `C’est par le corps qu’un homme a été illuminé en voyant des formes, un autre en écoutant des sons.

Si nous rejetons entièrement les raisonnements, le savoir, si nous méditons ardemment en position assise, la voie de l’éveil s’ouvre doucement à nous. elle sera ouverte véritablement par le corps. C’est pourquoi je vous exhorte à prendre l’habitude de pratiquer exclusivement zazen. »

extrait du shobogenzo Zuimonki traduit par la nonne S. Myoshitsu. P.G

La pratique de la voie selon Maitre Dogen

File_005Maitre Dogen a un jour enseigné que la pratiquer la Voie, c’est abandonner l’ego. Même si nous utilisons notre intelligence pour étudier beaucoup de sutras et de commentaires, si nous ne nous libérons pas de l’attachement à l’ego, nous échouerons dans l’accomplissement de la pratique. Les gens peuvent voir la pratique du zen comme quelque chose qui s’effectue seul dans un silence complet. La pratique du zen n’est PAS le fait d’essayer d’avoir une pratique efficace basée sur ses propres critères et de clarifier la question avant les autres. Il est mieux de simplement pratiquer, en abandonnant totalement notre corps et notre esprit, sans faire quelque chose de différent des autres pratiquants.

L’attachement à l’ego brise l’harmonie de la communauté.

Ainsi que Maitre Dogen le fait remarquer dans le Shobogenzo Kie Bupposoho  « so »,  pour Sangha  signifie « l’assemblée harmonieuse ».

Maitre Dogen dit que depuis les temps anciens, parmi les personnes qui ont étudié le Dharma du Bouddha, il y avait celles qui vivaient seules dans des ermitages et celles qui pratiquaient ensemble et logeaient dans des monastères. Tandis que les personnes vivant seules étaient souvent hantées par les « démons »,  les personnes ne vivant pas seules ne l’étaient pas. Par conséquent, quand on pratique avec diligence nuit et jour , encouragé par les pratiquants avoisinants, nous pouvons réduire le danger de régresser dans la pratique. C’est ainsi que dans le bouddhisme zen, les pratiquants sontappelés « bons amis spirituels» ou« excellents compagnons ».Le pouvoir incroyable de l’assemblée harmonieuse, le (ou la) sangha est appelé « le pouvoir miraculeux de la grande assemblée « 

Un grand nombre de personnes pratiquant ensemble se vouent à la pratique jour après jour, mais avec le même objectif, sans discorde. Si une personne essaye de se mettre en avant des autres et ne prête pas attention à la situation, aussi sincère soit-elle, elle perturbe l’harmonie de la communauté entière et détruira finalement l’environnement pour la pratique, qui est le Sangha lui-même.

Lorsque la communauté est assise, asseyez-vous avec elle. Lorsqu’elle est allongée, allongez-vous aussi.

« Faites corps avec la communauté dans l’activité comme dans le calme, à travers les morts et les renaissances, ne vous séparez pas du monastère ».

S’imposer ne présente aucun avantage, être différent des autres n’est pas notre conduite. Cela est la peau, la chair, les os et la moelle des Bouddhas et des patriarches et aussi, le détachement de son propre corps et esprit. Par conséquent, s’engager sur la Voie est la pratique de l’éveil avant le grand  vide. Ne vous préoccupez donc pas de votre épanouissement. C’est le koan avant les jugements, n’attendez donc pas une grande réalisation. Maitre Dogen  demande que les pratiquants accomplissent toutes leurs activités du jour et de la nuit ensemble avec leurs semblables. Sans s’imposer ni se mettre en avant, lorsque l’assemblée s’assoit tout le monde s’assied ensemble, lorsque l’assemblée dort, tout le monde dort ensemble. Pour ses pratiquants, le Dharma du Bouddha n’est pas séparé de la vie quotidienne des jours et des nuits.

 

 

 

Tiré d’un enseignement du Révérend. Kenshu Sugawara

 

Soutra du Kesa

kesaya

*2013-02-23 09.10.06

Dai sai geda puku 

Muso fukuden e  

Hi bu nyorai kyo

Ko do shoshu jo

*

Immense vêtement de libération,

Issu des souillures et des linceuls des hommes,

De ces loques éparses et rejetées,

Puis lavées, teintes et cousues ensemble,

A présent avec respect je le pose sur le plus haut de mon être.

Il est le vêtement de l’éveil et du bonheur illimité.

Avec lui je porte l’enseignement du Bouddha pour aider tous les êtres.

kesaya*