Category Archives: Vie de la Sangha

La voie selon le Maître zen Lin Tsi (entretien n° 21)

Tenryu et Kakukai Eison en entretien

Tenryu et Kakukai Eison en entretien

Je vous le dis : il n’y a pas de Bouddha, il n’y a pas de Loi ; pas de pratiques à cultiver, pas de fruits à éprouver. Que voulez-vous donc tant chercher auprès d’autrui? Aveugles qui vous mettez une tète sur la tête ! Qu’est-ce qui vous manque?
C’est vous, adeptes, qui êtes là devant mes yeux, c’est vous-mêmes qui ne différez en rien du Bouddha-patriarche! Mais vous n’avez pas confiance et vous cherchez au dehors. Ne vous y trompez pas : il n’y a pas de Loi au dehors; il n’y en a pas non plus qui puisse être obtenue au dedans de vous-mêmes.
Plutôt que de vous attacher à mes paroles, mieux vaut vous mettre au repos et rester sans affaires.
Ce qui s’est produit, ne le laissez pas continuer ; et ce qui ne s’est pas encore produit, ne le laissez pas se produire.
Cela vaudra mieux pour vous que dix années de pérégrinations.

Rinzai ; Entretiens de Lin Tsi 21

moine zen en zazen

Images de la Sesshin de Mai 2015-GodaiJi-Dogen Sangha Martinique

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kesa rakusu dogen sangha martinique godaiji temple zen

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moine zen martinique

moine zen bouddhiste zen martinique en zazen Godai ji

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Rohatsu 2014 – Méditation de commémoration de l’éveil du Bouddha

Le 8 décembre est le jour où le Bouddha Shâkyamuni a trouvé la Voie, évènement que l’on commémore chaque année.

Après de nombreuses années de pratique ascétique, Shâkyamuni s’assit en zazen sous l’arbre de la Bodhi.

A l’aube du 8 décembre, il vit l’étoile du matin et parvint à l’Éveil.

Il devint alors le Bouddha. Il n’était plus une personne ordinaire, il avait atteint l’Éveil grâce auquel tous les êtres humains pourront être libérés.

Dans l’école du zen Sôtô, nous appelons ce jour Jodo-e et pratiquons une cérémonie pour montrer notre gratitude à l’ainsi venu. Il est également de coutume de pratiquer zazen ce jour-là ainsi que durant les jours précédents.

En Martinique, une pratique est prévue le samedi 6 décembre 2014 à 18h au Zendo de Godai-Ji et dans la nuit du lundi 7 au Mardi 8 décembre 2014 de 20h30 à 0h15.

En prenant en compte le décalage horaire et le fait que toute les sanghas du monde se rangent sur cette tradition, c’est toute la planète qui fait zazen ce jour là dans un relais ininterrompu.

 

Marche méditative au phare de la Caravelle (Trinité-Martinique)le Samedi 26 Juillet 2014

phare-caravelle-01-28022011_mRendez vous à 18h à l’entrée du chemin conduisant au phare (devant la barrière)
30 minutes de marche silencieuse jusqu’au phare puis zazen de 40 minutes suivi d’un thé/collation.
Munissez vous de chaussures de marche, d’un zafu et zabuton(si vous n’en n’avez pas demandez au responsable de votre association)

Matinée zazen du Samedi 23 Aout 2014

Accueil à partir de 6h30
premier zazen/45 à 7h30 précises + récitation du sutra du coeur
petit déjeuner traditionnel monastique zen
travaux d’entretien du temple (intérieur/extérieur)
9h45 – zazen/110
préparation du repas et espace d’échanges et de lecture d’ouvrages
12h repas
13h fin de la matinée

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en option:
Pour ceux qui le souhaitent, il est possible de séjourner sur place le reste de la journée, des livres seront mis à votre disposition, des projections de films à finalité pédagogique sur le bouddhisme ou le zen seront projetés. une séance de zazen pour clôturer la journée est programmée à 17h30.

Décès du Maitre zen Gudo Wafu NISHIJIMA

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Lundi 28 Janvier 2014, Le Maitre Zen  NISHIJIMA GUDO WAFU  a quitté ce monde visible. Il  avait coutume de dire que la mort est juste un fait ce moment.

Il était l’enseignant de nombreux disciples aux États-Unis  en France et dans de nombreux autres pays d’Europe, du Royaume-Uni, Israël et le Japon .
Nishijima Roshi (西 嶋 愚 道 和 夫) est né le 29 Novembre  1919, et était âgé de 94 ans. Il a pratiqué Zazen depuis près de 80 ans. Il a été le guide d’étudiants du monde entier , et un traducteur de textes bouddhiques du Japon et le sanskrit . Il a été un étudiant du  » sans-abri  » Kodo Sawaki , le maître itinérant célèbre pour ses efforts visant à rétablir Zazen à sa place en tant que centre de la pratique bouddhiste.

Maître Nishijima a été ordonné et a reçu la transmission du Dharma du Maître Rempo Niwa , abbé de temple Eihei -ji et la tête de l’école Soto du bouddhisme zen . Gudo Nishijima a écrit et traduit de nombreux livres sur le bouddhisme en japonais et en anglais, y compris des traductions complètes des Shôbôgenzô de Maître Dogen et Shinji Shôbôgenzô . Maître Nishijima a cherché à rendre la pratique de Zazen de derrière les murs du monastère dans nos maisons et nos lieux de travail , au-delà des divisions de la Sangha traditionnelles de prêtre et laïcs , hommes et femmes .

Les Sanghas du Monde entier saluent la vie d’un homme éclairé, qui continue à vivre à travers ses enseignements. Il a été le fondateur des DOGEN SANGHA. Des pratiques commémoratives sont prévues de par le monde.

Concert de Shakuhachi à Godai-Ji le 29 Décembre 2013 à 19h avec Dieter Tairyu Strehly

dieter_strehly2Dieter Strehly est musicien professionnel, d’origine autrichienne, joueur de flûte traditionnelle japonaise. Le shakuhachi est une flûte japonaise droite à embouchure libre en bambou. Évoquant la nature, elle est utilisée en musique traditionnelle. La pratique du Shakuhachi s’apparente à celle des autres arts du zen, tel l’Ikebana, le Kyudo, ou la calligraphie. C’est au Veme siècle qu’on retrouve des traces écrites de la flûte de bambou prouvant son utilisation au Japon. Au VIIe siècle, la flûte de bambou faisait partie des instruments utilisés pendant les représentations données à la cour, musique connue sous le nom de Gagaku. Les échanges diplomatiques et culturels entre le continent chinois et le Japon étant courants, on peut penser que cette flûte fut introduite au Japon avec d’autres instruments de musique destinés à donner des représentations à la cour
C’est au XII e siècle que le Shakuhachi de l’école Fuke fut introduit de Chine au Japon par le grand maître Hottô. Le Shakuhachi était alors considéré non pas comme un instrument de musique mais comme un instrument religieux. L’ordre bouddhiste zen Fuke ouvert à son origine aux personnes souhaitant devenir moine, n’accepta plus tard que les membres issus de la classe des Samurai. Ces moines-guerriers appelés Komusô les moines du vide, étaient des moines itinérants. Durant l’ère Edo (1603-1868), les moines pèlerins Komusô jouèrent un rôle important dans le maintien de l’ordre établi par le Shogunat des Tokugawa visant à maintenir une paix durable et déjouer les intrigues politiques. Cette stabilité politique permit de préserver une paix durable pendant 265 ans.

Récital à Godaïji

Récital à Godaïji

Au xviiie siècle, un nouveau style de musique naquit à travers l’école Kinko-ryû. Kinko Kurosawa, son créateur, arrangea les pièces classiques dont il avait reçu l’enseignement pour en faire des pièces plus fournies.
À la fin du shogunat des Tokugawa, un certain nombre de personnes n’appartenant pas à la classe des guerriers revêtirent les habits de Komusô pour vivre de l’aumône. Ces interprètes qui n’avaient aucune relation avec la secte Fuke jouaient des pièces populaires n’appartenant pas au répertoire classique de l’école Fuke.
Avec la restauration Meiji , en 1871, l’ordre Fuke fut démantelé par le nouveau régime en place en raison de son implication et son rôle actif dans le gouvernement des Tokugawa. Par la suite, les récitals en public à trois instruments furent privilégiés à la pratique contemplative en solo. C’est à partir de cette époque que le Shakuhachi se démocratisa dans les classes bourgeoises citadines de la société via les récitals donnés en public.
L’école Tozan-ryû, une autre grande école apparut à la fin du xixe siècle. Son créateur Tozan Nakao naquit dans la région du Kansai où le style se développa et continue de prospérer. Tozan créa et développa des pièces propres à son style. Cette école est actuellement la plus importante en nombre de pratiquants au Japon. (source wikipedia)

ShakuhachiIl est dit que Mahakashyapa, premier patriarche du Chan/Zen qui, à la mort du Bouddha pris sa succession, dans la conduite de la sangha et du premier concile, développa une pratique d’éveil par le silence, et qu’il utilisa pour son enseignement le son d’une cloche uniquement comme pratique d’éveil. A sa mort,  ses disciples recherchèrent à travers le son de la flûte shakuhachi, à retrouver le son d’éveil de la cloche.

Visitez le site de Reiter Tairyu Trehly –  http://www.shakuhachi.at/