La voie selon le Maître zen Lin Tsi (entretien n° 21)

Tenryu et Kakukai Eison en entretien

Tenryu et Kakukai Eison en entretien

Je vous le dis : il n’y a pas de Bouddha, il n’y a pas de Loi ; pas de pratiques à cultiver, pas de fruits à éprouver. Que voulez-vous donc tant chercher auprès d’autrui? Aveugles qui vous mettez une tète sur la tête ! Qu’est-ce qui vous manque?
C’est vous, adeptes, qui êtes là devant mes yeux, c’est vous-mêmes qui ne différez en rien du Bouddha-patriarche! Mais vous n’avez pas confiance et vous cherchez au dehors. Ne vous y trompez pas : il n’y a pas de Loi au dehors; il n’y en a pas non plus qui puisse être obtenue au dedans de vous-mêmes.
Plutôt que de vous attacher à mes paroles, mieux vaut vous mettre au repos et rester sans affaires.
Ce qui s’est produit, ne le laissez pas continuer ; et ce qui ne s’est pas encore produit, ne le laissez pas se produire.
Cela vaudra mieux pour vous que dix années de pérégrinations.

Rinzai ; Entretiens de Lin Tsi 21

moine zen en zazen

Images de la Sesshin de Mai 2015-GodaiJi-Dogen Sangha Martinique

reiyu et eison en discussion dogen sangha martinique godai ji

moine zen martinique dogen sangha martinique godai ji

kesa rakusu dogen sangha martinique godaiji temple zen

kesa rakusu dogen sangha martinique godaiji temple zen

moine zen martinique dogen sangha martinique godai ji

moine zen martinique dogen sangha martinique godai ji

_MG_2629 IMG_4835

moine zen martinique dogen sangha martinique godai ji

moine zen martinique dogen sangha martinique godai ji

 

moine zen martinique

moine zen bouddhiste zen martinique en zazen Godai ji

moine zen martinique dogen sangha martinique godai ji bols des moines sesshin

moine zen martinique dogen sangha martinique godai ji bols sesshin

dojo zen moine zen martinique dogen sangha martinique godai ji

dojo zen moine zen martinique dogen sangha martinique godai ji

kesa rakusu dogen sangha martinique godaiji temple zen

bols moine zen martinique dogen sangha martinique godai ji

bols moine zen martinique dogen sangha martinique godai ji

2015-05-23 14.31.56 2015-05-23 14.33.02 2015-05-23 14.34.35 IMG_4850

JU UNDO SHIKI de Maitre Dogen, Règles pour accéder à la salle de méditation des moines – rédigé le 25e jour du 4eme mois de 1239

zendo de Godai ji

zendo de Godai ji

 

 

Établi par le fondateur du Kannon dori kosho horion ji le moine dogen.

 

Ju undo ou la salle du nuage lourd était le nom du zendo au temple Kannon. Shiki qui signifie les règles

Règles de la salle du nuage lourd- Règles du carré des moines

Les quêteurs de sens et tous ceux qui ne sont plus concernés par gloire et argent sont les bienvenus.
Toutefois la porte est fermée à tous ceux qui ne sont pas sincères.
Si malgré tout quelqu’un est admis par erreur, il doit après examen être éconduit.
Souvenez-vous, lorsque la quête de sens surgit dans le secret de son cœur, immédiatement on reste indifférent aux feux de la rampe et aux appétits de lucre.
D’une façon générale, dans tous ces milliers de mondes il n’y a que très peu d’exemples d’une vraie transmission.
Sous nos latitudes, considérons toujours la source originelle.
Ouvrant nos cœurs pour les générations à venir, prenons conscience de nos responsabilités ici et maintenant.
Tous les pratiquants doivent s’harmoniser comme le lait se mélange à l’eau.
Chacun de tout son cœur doit promouvoir la pratique de tous.
À présent, nous sommes des hôtes et des invités mutuels, mais demain nous serons à jamais dans la lignée des bouddhas et des patriarches.
Aussi, maintenant que chacun a appréhendé ce qui est difficile à appréhender et pratique ce qui est difficile à pratiquer, surtout ne perdons pas notre sincérité.
Cette sincérité est appelée le corps et l’esprit des bouddhas et des patriarches.
Et ceci maintenant fait de nous inévitablement un bouddha, et a vocation à faire de nous un patriarche.
Nous avons déjà quitté nos vies de famille et quitté nos foyers, le seul point d’appui sur l’eau et les nuages.
Les membres bienveillants de la Sangha se soucient inlassablement du bien-être et de la santé de chacun, mettent en valeur la pratique de tous, et cette bienveillance surpasse jusqu’à l’amour d’un père ou d’une mère.
Un père ou une mère sont seulement des parents pour le bref laps de temps entre la vie et la mort, mais les membres de la Sangha sont des amis de biens, dans la vérité du bouddha, à jamais.
Nous ne devrions pas être attirés par les sorties à l’extérieur du temple.
Si cela est absolument nécessaire, cela est possible et envisageable une fois par mois.
Les pratiquants d’autrefois vivaient loin de tout dans les montagnes, ou pratiquaient dans les forêts coupées du monde.
Non seulement ils ne s’impliquaient que peu dans le va-et-vient des gens, mais encore ils étaient totalement détachés des multiples attachements du monde.
Nous devrions nous inspirer de leur état d’esprit en nous laissant guider par leur clairvoyance et mettre nos pas dans les leurs.
À présent, le temps est venu de pratiquer comme si nous avions du feu sur la tête.
Comment pourrions-nous ne pas regretter de nous perdre en vain dans les attachements du monde ?
Comment vraiment ne pas le regretter ?
Il est très difficile de s’appuyer sur ce qui n’a aucune constance et nous ne pourrons jamais savoir sur quel brin d’herbe notre vie goutte d’eau, tombera.
Perdre ainsi son temps serait vraiment pitoyable.
Lorsque nous sommes dans le Zendo abstenons-nous de toute lecture même de texte du zen.
Dans le Zendo, nous devons mettre en pratique les principes et les connecter avec la réalité.
Lorsque nous sommes dans une pièce très éclairée, nous pouvons illuminer notre esprit avec les enseignements des anciens, ne gaspillons pas un seul moment de notre temps.
Appliquons-nous à la pratique de tout cœur.
Nous devrions faire une règle générale d’informer le responsable du Zendo, pour qu’il sache où nous allons, qu’il s’agisse du jour ou de la nuit.
Nous ne devrions pas aller à droite ou à gauche, selon notre bon plaisir, nous devons respecter la discipline de la sangha.
Nous ne savons jamais lorsque notre vie finira.
Si notre vie vient à s’achever dans un tel va et vient inutile, cela sans aucun doute sera une source de regrets futurs.
Nous ne devrions pas réprimander les autres pour leurs erreurs.
Nous ne devrions pas considérer les erreurs avec détestation.
Selon les mots d’un ancien :
Lorsque nous ne prêtons pas attention aux erreurs des autres, ou à nos propres bonnes actions, nous sommes naturellement respectés des anciens et admirés des plus jeunes.
En même temps, évidemment, nous ne devrions pas répéter les erreurs des autres.
Nous devons pratiquer selon notre propre conscience.
Bouddha a mis en garde contre les mauvaises actions, mais pas avec la méthode de la détestation.
Pour quelques tâches que ce soit, petites ou grandes, nous ne devrions jamais agir sans avoir au préalable informer le responsable du zendo.
Les gens qui font à leur guise, sans informer le responsable, doivent être éconduits du temple.
Que le respect ne règne pas entre les membres et les responsables, il est difficile de distinguer le bien du mal.
A l’intérieur ou à l’extérieur du zendo, nous ne devrions pas élever la voix ou nous perdre en vains bavardages.
Le responsable du zendo doit mettre fin à cela.
Dans le zendo, nous ne devons pas pratiquer quelque marche cérémonieuse que ce soit.
Dans le zendo, nous ne devons pas nous servir de chapelets, nous ne devrions pas aller et venir les bras ballants.
Dans le zendo, nous ne devrions ni chanter, ni lire des soutras.
Toutefois, si un donateur demande qu’il soit lu des soutras ou la communauté entière, cela peut être envisagé.
Dans le zendo, nous ne devrions pas nous moucher bruyamment, tousser ou renifler.
Nous devrions regretter le fait que notre conduite soit aussi imparfaite.
Nous ne devrions pas gémir sur le fait que le temps s’échappe, nous vole les vies avec lesquels nous pratiquons le réel.
Nous devrions naturellement être comme un poisson dans l’eau.
Les pratiquants du zendo ou les membres de la sangha ne devraient, jamais porter des habits de grand prix, nous devrions nous revêtir d’habits de coton. Depuis les temps anciens, tous ceux qui clarifient leur esprit ont fait cela.
Ne venez pas dans le Zendo ivre ou drogué.
Si quelqu’un par mégarde est accepté dans cet état, il doit oublier son ego en se prosternant, et confesser son inconduite.
Ainsi l’alcool ou les drogues ne devraient jamais être introduits dans le temple.
L’entrée jamais dans le temple si vous êtes dans un état quelconque d’intoxication, de drogue, ou d’ébriété.
Si deux personnes se querellent, elles doivent être renvoyées dans leur quartier, car non seulement elles sont un obstacle à leur propre pratique de la réalité, et aussi, sont un obstacle à la pratique des autres.
Également, ceux qui constatent ce début de querelle et qu’ils ne la préviennent pas sont également en faute.
Quiconque ne respecte pas les instructions du zendo, doit être éconduit avec le consentement des membres.
Quiconque est solidaire avec celui qui a commis la transgression, connaît lui aussi une faute.
Ne perturbez par la pratique des autres en invitant des profanes que ce soient d’ailleurs des moines des laïcs, en les introduisant dans le temple.
Lorsque vous discutez avec de tels invités dans le voisinage, n’élevez pas la voix.
Ne vous targuez pas de votre propre pratique, ne soyez pas dans l’espoir avide d’obtenir des dons ou des offrandes.
Un profane qui a exprimé pendant un long moment son souhait de participer à la pratique et qui est déterminé à être introduit dans le zendo, et qui abandonne son ego, peut entrer.
Dans ce cas aussi évidemment le responsable du zendo doit être informé.
zazen devrait être pratiqué à la façon des moines de la Chine ancienne qui vivaient au monastère.
Ne pratiquez pas l’indolence et la paresse dans la participation aux pratiques, aux enseignements tant formels qu’inormels, et ce à tout instant matin et soir.
À l’occasion du repas de midi de la soupe de riz du matin, quiconque ferait tomber une cuillère par terre devrait être privé de nourriture selon les règles traditionnelles du monastère.
D’une façon générale, nous devrions résolument observer cette interdiction de ces règles telles qu’elles viennent des patriarches bouddhistes.
Ces critères immaculés des monastères, devraient être gravés dans nos os et gravés dans nos esprits.
Nous devrions souhaiter que notre vie entière soit paisible, que notre recherche de la vérité réside dans cet état qui est sans intention.
Les quelques règles simples, sur le corps et l’esprit des bouddhas éternels, nous devrions les révérer et les suivre.

 

 

Ces règles datent du XIII ème siècle. Aujourd’hui l’étiquette qui est observée dans les dojos zen est plus dans l’esprit que dans la lettre de ces règles anciennes.

Rohatsu 2014 – Méditation de commémoration de l’éveil du Bouddha

Le 8 décembre est le jour où le Bouddha Shâkyamuni a trouvé la Voie, évènement que l’on commémore chaque année.

Après de nombreuses années de pratique ascétique, Shâkyamuni s’assit en zazen sous l’arbre de la Bodhi.

A l’aube du 8 décembre, il vit l’étoile du matin et parvint à l’Éveil.

Il devint alors le Bouddha. Il n’était plus une personne ordinaire, il avait atteint l’Éveil grâce auquel tous les êtres humains pourront être libérés.

Dans l’école du zen Sôtô, nous appelons ce jour Jodo-e et pratiquons une cérémonie pour montrer notre gratitude à l’ainsi venu. Il est également de coutume de pratiquer zazen ce jour-là ainsi que durant les jours précédents.

En Martinique, une pratique est prévue le samedi 6 décembre 2014 à 18h au Zendo de Godai-Ji et dans la nuit du lundi 7 au Mardi 8 décembre 2014 de 20h30 à 0h15.

En prenant en compte le décalage horaire et le fait que toute les sanghas du monde se rangent sur cette tradition, c’est toute la planète qui fait zazen ce jour là dans un relais ininterrompu.